C’est le 1er octobre 1944, à 10h50, que nait à Castre, dans le Tarn, DANI, de son vrai nom Danièle Graule.

Ainée de trois enfants (ayant deux sœurs, Jane et Véronique), Dani naît d'un père cordonnier et d'une mère vendeuse de chaussures d'origine Catalane.

Après ses onze ans, avec l’accord de ses parents, elle s’inscrit aux cours du soir des Beaux-Arts de Perpignan. (Sa scolarité se déroulant au sein de l’institution « Jeanne d’Arc »).

A seize ans, suite à un problème de santé, DANI quitte l’institution, débutant dans le magasin de ses parents tout en poursuivant ses cours du soir.

                                                   

                             (Avec son père en 1946)                                                                                    (Avec Jane et sa mère)

(Avec ses deux soeurs Jane et Véronique)

(Photos extraites du livre de DANI "Drogue la galère" / Michel Lafon - Carrère -1987)

(magazine "questions de femmes" N° 72 juin 2002 - Photo Ribière - SIPA Photo)


Attirée par "la ville lumière", à 19 ans, elle arrive à Paris lors de la célébration de l’armistice de la guerre 14-18, le 11 novembre 1963. DANI a vaguement promis à ses parents de devenir esthéticienne. Mais le lendemain de son arrivée dans la Capitale, elle se présente à "jours de France" où elle sera engagée en qualité de mannequin junior. On peut la voir au Drugstore en compagnie de ZOUZOU, Marc Porel, Gérard Manset, Sulitzer, Jacques Lafitte ou au Flore… Trois semaines plus tard, les prises de vue débutent… Son look androgyne et son côté Mick Jagger, moderne, plairont.

Suivront un contrat au sein de « l’Agence 30 » et son installation rue Saint André des Arts (quartier Latin) exclusivement réservé aux mannequins.

Dès 1964, on verra DANI dans les magazines « Salut les Copains (SLC) », « Mademoiselle âge tendre »… Année où elle va tomber eperdument amoureuse de Benjamin Auger, principal photographe avec jean-Marie Périer du journal "SLC" (Voir article ci-joint et se référer quant à LA rencontre dans son livre "La nuit ne dure pas" paru en octobre 2016 chez Flammarion).          

Benjamin  réalisera  quelques-unes des photos de ses pochettes de disques (Le premier, en 1966, Garçon manqué / Je n’ai pas à dire merci / « H » comme hippies / Comme tu les aime / Un p’tit boy c’est gentil / Mon p’tit photographe / Lili Marlène / Les migrateurs). 

DANI adoptera son  fils Emmanuel (Luc Fournol, photographe à "Jours de France" étant parrain de l'enfant), né d'une autre union en juillet 1964 (Benjamin en ayant la garde).

C’est d’ailleurs Emmanuel , qui la photographiera pour la pochette de son 45 tours « Ding’o » de 1984. Son deuxième fils, Julien, verra le jour le 15 juillet 1969 (DANI lui fait un clin d'oeil dans sa chanson de 1972 « Le jour de la paye »). En parallèle, elle essaie de s’imposer au cinéma dans des courts métrages et des petits rôles (voir Filmographie).

      

                                                                             (DANI et Benjamin Auger)
                                                (Photo extraite de "Marie Claire" N°616 - Novembre 2003)


Toujours en 1964, on peut voir DANI et ZOUZOU dans un roman-photo publié par l’hebdomadaire « jours de France ».

En 1965, elle devient un mannequin en vogue. DANI décroche un contrat avec le magazine « Glamour » à New-York. En Allemagne, elle posera pour des publicités dans la très select revue « TWEN ». Elle posera tour à tour pour les plus grands photographes : Helmut Newton, Jean-Loup Steff, Richard Avedon… Jean-Marie Perier œuvrera pour Les photos du 45 tours « Sans astérisque » de 1966 ainsi que pour son album de 1970. DANI sera même dessinée dans les années 70’ par Andy Warhol, aux côtés de la tour Effel.   

                                    

De par les relations de son ami Benjamin Auger, DANI rencontre bon nombre d’Artistes (Les Rolling Stones etc.) qui lui donnent l’envie de chanter…

Fin 1965, lors d’une soirée avec l’équipe du journal « Salut les copains », Robert Madjar (ex Directeur du journal « Confidences Magazine ») lui dit « qu’avec son physique et sa voix (on la comparera plus tard à la Marianne Faithfull Française), elle devrait tenter de se lancer dans la chanson. Elle fait également une courte apparition dans le scopitone de Dick Rivers "Tout se passe dans les yeux".

En janvier 1966, DANI obtient un rendez-vous avec Jean-Paul Guitter, Directeur Artistique chez Pathé Marconi / Ducretet Thomson.

En février, elle  enregistre son premier EP (45Tours 4 titres) « garçon manqué » / « C'est toi » ! / « Ne me demande pas » / « Sacré Jo ». Cette dernière dira de ce disque « c’était un vrai bide ! ». Néanmoins, la voix chaude de DANI et la nombreuse presse qui accompagne la sortie de ce 45 tours incitera sa maison de disques à poursuivre l’aventure.

Dans " Paris Match" de la même année, DANI va poser aux côtés de STONE et ZOUZOU,  habillées mode anglaise.

(Stone, Zouzou, DANI)

(Magazine "Paris Match" - N° 892 - 14 mai 1966)


En, juin, s’ensuit une tournée avec Salvatore Adamo.

DANI se produit en smoking blanc.


                                      

                              (Photo extraite du livre de DANI "Drogue la galère" / Michel Lafon - Carrère -1987)


Suivront les EP « Je n’ai pas à dire merci » et « Sans astérisque » (dont le titre " La fille à la moto " est un succès et classé dans les Hits) : pour ce 45 tours, DANI fait la rencontre de Frédérique Botton (« La grande Zoa » pour Régine, « Compartiment 23 » pour Mireille Darc, Barbara, Juliette Greco, Marie-France  entre-autres) qui devient son Auteur / Compositeur fétiche.

En 1967, c’est lui qui lui concoctera son 4ème EP avec Le très décalé et génial « Scopitone » / « Les petits points sur les I » / « La machine » / "Ni le jour ni l'heure".

Ce super 45 tours fera fantasmer les amateurs d'art, la pochette présentant DANI dessinée par Bernard Buffet. (On la compare à l'époque à la nouvelle Mistinguett qu'affectionne la chanteuse).

(DANI et Bernard Buffet)


Suivra son 5ème EP la même année « H » comme hippies, qui fera également l’objet d’un 33 Tours Canadien, non diffusé en France (Voir Discographie).

En juin, DANI assiste avec Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Françoise Hardy et Hervé Vilard au départ   du Grand prix automobile à Montlhéry (près de Paris). Ils fêtent à l’occasion l’anniversaire de Jean-Pierre Belletoise (Champion automobile qu’elle cite dans sa chanson « Le Chpoum »).

                              


                                  

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(DANI et Jean-Pierre Belletoise)

(Photos Benjamin Auger extraites de "Salut Les Copains" N°56 - mars 1967)


Une tournée au Liban a lieu ensuite. En mai, Dani repart en tournée avec Adamo et Joe Dassin.

                                

             

                                      

(DANI, Adamo et Joe Dassin)

(Photos Benjamin Auger extraites de "Salut Les Copains" N°58 - mai 1967)


1968, c’est le 6ème super 45 tours « Comme tu les aime ». DANI poursuit en parallèle sa discrète carrière d’Actrice. Sur cet EP, figure l'amusante reprise de Georgius "Quand Charlot joue du saxophone" de 1924.

C’est avec son dernier super 45 Tours qu'elle obtient son grand succès avec « Papa vient d’épouser la bonne » (une reprise crée par Georges Milton en 1935) . On parle de plus d'un million d'exemplaires vendus...Suite à ce succès, DANI fait, le 6 décembre ses débuts en qualité de meneuse de revue au célèbre cabaret « L’Alcazar » (Rue Mazarine à Paris), dirigé par Jean-Marie Rivière. Elle fait sa connaissance à Saint Tropez lors d’un reportage de mode.

(Jean-Marie rivière)

Elle dira de celui-ci : « Il était à la fois le présentateur, le metteur en scène, bref, l’homme-orchestre de la revue… Il prenait chaque soir les clients et les faisaient participer… C’était magnifique, fou, beau et rigolo ». Elle y interprète évidement « Papa vient d’épouser la bonne » qui devient un classique du lieu, ainsi que le titre de son 1er SP (45 tours 2 titres) « Un p ‘tit boy c’est gentil » (Reprise de Mistinguett) . Le spectacle comprenait plusieurs tableaux, un tourbillon de paillettes et de strass… Au printemps 1969, DANI arrête la revue, à la veille de la naissance de son fils Julien , né en juillet. Annabel Buffet en sera la marraine. 

"Quittée" par Benjamin quelques semaines après la naissance de Julien, la chanson gravée sur son 1er 33 Tours de 70' "Seule dans les beaux quartiers" évoque peut-être cette "séparation"...

    

   (Photo extraite du livre de DANI "Drogue la galère" / Michel Lafon - Carrère -1987)           (Photo extraite de "Marie Claire" N°616 - Novembre 2003)


         

                 

        

                            (DANI et jean-Marie Rivière)                                                                                                   (Benjamin, DANI et Julien)                    


Suivent les 45 tours « C’est malheureux d’être méchant », puis, « Mon p’tit photographe » (Clein d'oeil à son Benjamin de SLC). Toujours très sollicitée, DANI continue sa carrière de mannequin, et, le 18 novembre, monte sur les planches de l’Olympia en première partie de Claude François.


(Extrait du magazine Paris-jour - mardi 18 novembre 1969)


En 1970 : c’est le 45 tours « Ah mon cher Hector », puis, sort son 1er 33 tours (voir discographie). Un seul SP « La petite qui revient de loin » du à Pierre Vassiliu en est extrait, avec, pour face B, "Et nous avons parlé de toi" (Vline Buggy, qui a beaucoup travaillé pour Claude François). Un promo hors commerce « Mon homme à moi… C’est toi » d’Alain  Kan est édité. Cet album vaudra à  DANI le grand prix de l'Académie Charles Cros.

 

Pendant l’été 70, DANI se produit au pied du Lydia, à Port Baccarès dans le spectacle de Claude François et revient à l’Olympia le 17 décembre, en première partie de Julien Clerc.

 Les rôles au cinéma sont plus conséquents ("Tumuc-Humac" de Jean-Marie Périer, "Un officier de police sans importance")...

Elle investit également l’Alhambra dans le spectacle de Tom Jones, reprenant son grand succès "papa vient dépouser la bonne".

                           

En 1971, DANI enregistre deux 45 tours : « Je veux vivre libre » et « Quand ça t’arrange ». (Voir discographie). Avec le boxeur Jean-Claude Bouttier, elle inaugure La Marina Baie des Anges à Nice. Elle est également en couverture du magazine Melle âge tendre aux côtés de Marc Porel.


   (Photo extraite du livre de DANI "Drogue la galère" / Michel Lafon - Carrère -1987)


Le 9 décembre, elle se produit à Bobino auprès de Pierre Perret et Bobby Lapointe.


(Extrait du journal "Paris-jour" du jeudi 9 décembre 1971)

 

Un disque publicitaire souple ventant les yaourts de la marque Gervais sera diffusé sur Europe 1 du 8 au 30 novembre. DANI y chante : « J’ai un gentil petit péché » et « Taillefine Gervais, c’est chouette » (Voir "discographie" ou "Pressse - Publiicités").

« Le jour de la paye » sera le seul 45 tours pour l’année 1972. Elle fait également  de la publicité pour « Motobécane » (Voir "Presse - Publicités") et retrouve ses premières amours à l’Alcazar. Sa carrière cinématographique se poursuit.

1973 n’aura également droit qu’à un seul disque (Le dernier chez Pathé), « Vivement qu’on ait le temps » : ce 45 tours est un prétexte en vue de créer un nouveau spectacle à l’Alcazar (Un ballet de Jacques Chazot « Me revoilà »). S’ensuit une tournée d’été avec Thierry Le Luron (ami de DANI).

(Photos : "Jours de France" 1973)

C’est une année importante côté cinéma :

Elle tourne dans "Quelques messieurs trop tranquilles" auprès de Michel Galabru, Jean Lefebvre, Paul Préboist, Renée Saint-Cyr, Miou-Miou ect...

Mais c'est surtout le film « La nuit Américaine » de François Truffaut » qui obtient l’oscar du meilleur film étranger (récompense cinématographique américaine décernée chaque année depuis 1948, mais ne passe au statut compétitif qu'en 1957 par l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences).  François Truffaut est nommé pour l'Oscar du meilleur réalisateur.

Du 2 au 11 novembre, DANI joue Madame sans-gêne dans la comédie musicale de Claude-Michel Schöenberg  et Alain Boublil, « La révolution Française », au Palais des sports de Paris aux côtés de Daniel Blavoine et les Martin Circus.

                        

1974 sera également une année bien chargée pour la chanteuse qui fait une tournée mondiale (Italie, Espagne, Allemagne, Japon). Elle quitte Pathé et, conseillée par Alain Delon, elle ouvre en mars une boite de nuit très prisée et fermée : « L’Aventure » dans le 16ème arrondissement de Paris. Elle demandera conseil à Jean-Marie Rivière et Régine considérée comme la « reine de la nuit» qui l’encouragent. Le tout show-business s’y presse (Patrick Dewaere, Serge Gainsbourg, Claude François, Alain et Nathalie Delon, les Stones, Madame Pompidou, des Cheikhs Arabes etc)... On peut y manger des plats tous simples (des œufs au plat, des frites faits par sa sœur, Jane, qui la seconde).

(DANI et Chantal Goya à l'Aventure)


Mais ce choix de « patronne de boite de nuit » sera-t-il vraiment salutaire pour DANI, qui était déjà une Star ? (La fin des années 70  la verra se séparer de son mari Benjamin Auger, les disques se feront rares, les tournages au cinéma également, et, en froid avec Jean-Marie Riviere, elle a arrêté l’Alcazar). Entre paradis artificiels destructeurs et relations orageuses avec les hommes, DANI disparaîtra du paysage médiatique. Pire, la presse va se retourner contre elle (Les soupçons liés à la drogue animent les mauvaises langues). « L’Aventure » ferme, et DANI sera tenue par la justice, pour seule responsable de cette banqueroute. Les autres actionnaires sont morts… Tous.

Pour en revenir à 1974, elle est contactée par Alain Boublil et Claude-Michel Schöenberg en janvier, qui lui proposent de participer aux éliminatoires de l’Eurovision quelques jours après, avec la chanson « La vie à 25 ans » (Y’a pas de mal à se faire du bien). Après de nombreuses réticences, DANI se laisse convaincre et enregistre le titre à la télévision : trois semaines plus tard, elle est sélectionnée.

Elle ira même, dit-elle, consulter une voyante pour se rassurer qui lui prédira qu’un déplacement pour un examen ou un concours à l’étranger ne se fera pas… Elle n’y croit pas du tout et repars,  « folle de rage »… L’avenir donnera raison à la cartomancienne : Le Président Georges Pompidou décède le 2 avril et, pour cause de deuil National, la France retire sa candidature au dernier moment, les obsèques ayant lieu le 6 avril, jour de la diffusion du concours à Brigton. Le fait de ne pas concourir à l’Eurovision pour DANI sera quand même une « chance » car elle sera invitée « hors concours » dans tous les pays d’Europe. Elle se hissera en France à la 20ème place du Hit-parade RTL le 1er juin. Une chance, aussi peut-être de ne pas concourir, l’Eurovision ne tirant pas toujours les participants "vers le haut"... 

 

                                                                                                                         (Télé poche - N° 424 - Du 30 mars au 05 avril 1974)

(journal Paris monde - 16 mars 1974)

(Le Parisien - Vendredi 5 avril 1974) 

Le 2ème 45 tours de cette année, « Un homme qui revient toujours » est un duo formé avec ZOUZOU (la Twiteuse), égérie des 60’ et plus particulièrement du cinéaste Éric Rohmer qui la fait tourner dans « L’amour l’après-midi ».

(DANI et Zouzou)


En février 1975, DANI fait la couverture du magazine « LUI », superbe photo de Benjamin Auger qui sera reprise pour le recto / Verso de la pochette de son 33 tours de 1977 "Les migrateurs".

Elle retente sa chance pour le Grand prix du concours de l’Eurovision avec le titre « Comme un Boomerang » de Serge Gainsbourg. Jugé « inapproprié, trop sulfureux » (les mots torture, flingue etc.) dérangent. La chanson ne sera pas retenue et Vogue n’enregistrera pas le titre qui passera aux oubliettes. Il faudra attendre 27 ans pour que DANI enregistre enfin cette chanson et en face un tube, en duo avec Etienne Daho.


 

(DANI et Serge Gainsbourg)


C’est donc avec « Qui c’est qui sonne » (dernier disque chez Vogue) qu’elle revient en cette année 75. Serge Gainsbourg sera reçu dans sa boite de nuit "l’Aventure" pour le lancement de son titre « L’ami Caouette ».

En 1976, DANI signe chez Flèche, la maison de disques de Claude François pour un seul et unique simple, « Aime-moi, sois beau et tais-toi », un titre disco dans l’air du temps.

(En studio avec Claude François)


Le 2ème 33 Tours de DANI sort en 1977, chez WIP, Produit par Simon Waintrob. Un seul 45 tours en est extrait, « Les migrateurs ». (Voir discographie).

1978 : alternant entre téléfilm et musique, elle chante « Lili Marlène » produit par Flarenasch (seul simple au sein de cette maison de disques).

En 1979, François Truffaut lui offre, au cinéma, un beau rôle dans le film « L’amour en fuite », (suite et fin des aventures d’Antoine Doinel). Elle re-fait en mai la couverture du magazine "lui".

                   

22 juin : DANI présente le 1er prix du concours "Diamand 80".

 

Le 18 décembre elle épouse son « petit photographe » Benjamin Auger. Fatiguée de la vie Parisienne, elle retourne à Perpignan pour se ressourcer.

DANI collabore en 1981 le temps d’un single « 1000 morceaux » avec le groupe Diesel (Frantz Magloire, Max Picout, et jean-Marc Robert) chez Polydor. C’est l’époque rock. Mais DANI a toujours été rock (« La machine, « La fille à la moto » dès 1967), et elle l’est toujours ! Le 45 tours est un echec. 

Elle signe ensuite chez Clever / Carrère . « Toujours pareil », commercialisé en simple et maxi 45 tours. (On pourra la voir à la télé au « Cabaret des Saints pères » dans une émission présentée par Roger Pierre, dans une robe de cuir rouge sexy (Voir « Dates télés) et, à la radio, elle sera l’invitée principale du jeu de Pierre Bellemare « Le tricolore » sur Europe Un où elle y interprète ce titre. C’est aussi à cette cette période qu’elle se produit sur la scène du "Privilège", la boite de nuit du «Palace » situé 8, rue du Faubourg-Montmartre dans le 9ème arrondissement à Paris.

C'est aussi l'année où elle ouvre et tient le restaurant « Le centre-ville » au cœur des Halles où l'on peut y regarder les vidéos qui viennent de sortir sur un magnétoscope (A l'époque, c'est une révolution)...

(Johnny Hallyday et DANI)

(Article et photo axtraits du magazine "âge tendre - OK !" du 26 octobre au 1er novembre 1981)


En 1983, le téléfilm « Monsieur Abel » de Jacques Doillon lui vaut un article très élogieux dans « Libération » pour sa prestation, où elle campe le rôle d’une serveuse aux côtés de Zouc et Pierre Dux. DANI partage sa vie entre Perpignan et Paris.

La télévision suisse lui consacre cette année là une heure d'émission et lui offre son poid en chocolat ainsi que le choix de ses invités. DANI demande à Etienne Daho de venir, appréciant son titre "Tombé pour la France".

« Ding’o » sort en 1984, toujours chez Clever / Carrère. Le disque passe inaperçu.

Le 28 décembre, elle est interpellée pour usage et possession de stupéfiant, de l’héroïne. Depuis quelques années déjà, rien ne lui est épargné (soupçons de deal, arrestations…). Tout et n’importe quoi est dit dans les journaux (On peut lire, entre-autres articles, un papier bâclé et vachard de "VSD" qui titre "Dani, splendeur, drogue et décadence". Pour un autre journal, c'est le titre, "Dany, du jet set à la prison" :   Elle n'en a jamais fait ni avant ni après...

DANI doit faire face aux rumeurs les plus folles : Elle  apprend un jour par la presse qu'elle est incarcérée à la prison des Baumettes... Alors que le même journal l'annonce en même temps dans la rubrique "télé" pour son passage chez Michel Drucker dans "Champs-Elysées".  Elle a beau démentir de toutes ses forces, la confiance de ses proches est émoussée. La France entière se convainc que DANI n'est qu'une junkie irrécupérable. Elle passe de la rubrique « Musique » à la rubrique « faits divers » dans les journaux. Même ses fidèles de toujours (l’attachée de presse Tony Krantz qu'elle considèrait comme sa petite soeur, Amie si chère à son coeur décédée dans la nuit du 6 ou 7 août 2011 ou François Truffaut ne peuvent rien pour elle : pour toute cette période, se référer à son livre « Drogue la galère » de mai 1987, éditions Michel Lafon / Carrère - Voir "Presse - Bibliographie").

(DANI et Tony Krantz)


Sortie meurtrie mais forte de ces épreuves, sa rencontre avec Etienne Daho (Fan de DANI depuis toujours), cette dernière sort chez Virgin France le 45 Tours et maxi 45 tours « Cette histoire commence » dont elle co-écrit les paroles avec Jérôme Solygny (Arrangeur des Innocents, Hélène Ségara, Marc Minelli ... Et compositeur pour Daho « Duel au soleil », Valli « Place de la madeleine » entre-autres… Apparemment ravis de revoir DANI revenir dans la lumière, toutes les chaines de télé vont la recevoir et, à chaque passage, la bienveillance et la tendresse des présentateurs est palpable. Même Christophe Dechavanne (qui la reçoit dans son émission "Panique sur le 16") se montre plaisant, ayant un an avant reçu DANI dans son émission "C'est encore mieux l'après-midi" pour la sortie du livre "Drogue la galère" de façon cavalière. Néanmoins, les ventes du disque ne sont pas au rendez-vous, mais les nuages se dissipent…

(DANI en compagnie d'Etienne Daho - Magazine "Confidentiel" - Mars 1988 )



Le 19 mars 1988, Libération lui offre la une du journal pour son livre « Drogue la galère ».


       


Elle est à l’affiche du téléfilm de Serge Moati « La croisade des enfants » ainsi que dans le film « Une histoire de femmes » de Claude Chabrol.

A l’aube des années 1990, elle ouvre son 1er magasin de roses « Rosis rosis » à Paris. Interflora l’incite à ouvrir les magasins  « Au nom de la rose », rue de Tournon, dans le 6ème arrondissement (qui verra aussi le jour à Perpignan). Concept qui lui  échappera malheureusement à terme…


En 1993 , chez Gorgone Productions, est mis dans les bacs l’album CD « N Comme Never Again » décliné en deux version : la première avec 13 titres, puis, la deuxième, avec 14, incluant la chanson « Cette histoire commence » sortie chez Virgin en 1987. Il estproduit par Jean-Jacques Burnel (bassiste des Stranglers), avec des chansons signées Jérôme Soligny, Arno, Dominique Laboubée des Dogs, Marc Minelli, toute l’aristocratie rock 'n' roll . Deux CDS (mini CD) en sont extraits : «  Et pourtant », puis, « J’suis pas comme toi ». A cette occasion, DANI sera l’invité d’honneur de Christophe DECHAVANNE dans « Coucou c’est nous » pendant une heure. On la voit à nouveau les cheveux courts, comme dans les 60’. Mais l’album est un échec.

Pour la Profession, DANI, c’est fini : elle ne vendra plus jamais rien, c’est sûr ! Les dettes s’accumulent et elle se retrouve ruinée. Elle s’inscrit au RMI et choisit de quitter la Capitale pour un retour aux sources dans sa région natale.

Les disparitions rapprochées de son père, de sa sœur Jane Renoux, journaliste à “ L’Humanité” et de Benjamin Auger, ancien photographe de “Salut les copains” et père de ses deux fils, Emmanuel et Julien, l’ont durement éprouvé. Mais désormais grand-mère de trois petits-enfants, DANI refuse de jeter l’éponge.

La suite lui donnera raison, car, en 2001, grâce à la ténacité d’Etienne Daho, le titre « Comme un boomerang » retoqué au grand prix de l’Eurovision 1975 est exhumé et réenregistré en duo avec celui-ci. La chanson devient un énorme tube, se hissant à la 6ème place des meilleures ventes de single (double disque de platine certifié avec 222.000 copies vendues).

La voix de DANI fixée dans les graves, patinée par la nicotine lui sied à merveille. Toutes les télés s’arrachent les deux complices et DANI revient enfin au premier plan médiatique. Ils sont nommés dans la catégorie « Meilleure chanson originale de l’année » aux 17ème Victoires de la musique de 2002. Une jolie revanche contre l’ironie du sort et la bêtise humaine.  

                   


L’année suivante, en 2002, deux compilations lui sont consacrées. (Voir discographie). Le 25 février, DANI se produit à "L'Européen".


  

                                (Extrait du Journal "métro" du mercredi 27 février 2002)                                                              ("Les inrockuptibles" - N° 328 - 5 au 11 mars 2002)

 ("Les inrockuptibles" - N° 328 - 5 au 11 mars 2002)

Pour le « Best of Boomerang », Virgin Mégastore des Champs Elysées, déploie dans son rayon disques un  poster géant suspendu avec la photo de DANI qui figure sur le visuel du CD .


En décembre, elle fait partie du trophée des femmes en or à Courchevel.

                

(Crédit : Télé Star du 23 décembre 2002 )


L’album « Tout dépend du contexte » sort en septembre 2003. Electro, moderne, les plus belles signatures figurent sur cet opus. Sortie de l’ombre, tout le monde veut écrire pour DANI, qui, cependant, reste fidèle à sa « garde rapprochée » (Alain Chamfort, Daniel Darc, Etienne Daho, Pierre Grillet, Miossec…). La sortie de l’album bénéficie d’une mise en place de 25.000 copies et d’un important affichage dans le métro Parisien. Côté marketing, l’affichage est confié à Jacques Séguéla. La photo du CD est l’œuvre de Karl Lagerfeld.

(Karl Lagerfeld et DANI)


« Tout dépend du contexte” lui vaut un passage remarqué dans le cadre du festival des "Inrockubtibles" le 7 novembre, et le 9 décembre, DANI chante, sollicitée par Karl Lagerfeld, pendant le " défilé "Chanel".

(Journal "Le Monde" -  N°18282 - Jeudi 6 novembre 2003)