Long métrage de Danièle Thomson (Genre : comédie) - 1h46.

Thelma Films, StudioCanal et TF1 Productions.

Sortie en France : 15/02/2006. (Le 21/01/2016 au Festival d'Alpe d'Huez).

Budget de 8,7 millions d'euros - Box office France : 1.966.090 entrées.


SYNOPSIS :

Avec le fil rouge d'une jeune serveuse provinciale et autour du théatre des Champs-Elysées à Paris, plusieurs personnages font basculer leur vie : un riche homme d'affaires liquide sa collection d'art moderne chez Drouot : une comédienne populaire qui répète au Studio rêve d'interpréter Simone de Beauvoir, un pianiste préparant son concert étouffe dans ses conventions, la concierge part à la retraite…

PRODUCTION :

Productrice Christine Gozlan.


Réalisation : Danièle Thomson - Scénario : Christopher Thomson et Danièle Thomson

Musique originale et direction d'orchestre : Nicola Piovani - Ingénieur du son (orchestre) Fabio Venturi

Photographie : Jean-Marc Fabre - Montage : Sylvie Landra - Décors : Michèle Abbe-Vannier

Costumes (Création) : Catherine Leterrier  - ingénieur du son : Michel Kharat - Régie : François Menny

Effets visuels numériques : DUBOI (équipe.


ACTEURS / ACTRICES :

. Cécile de France (Jessica)

. Valérie Lemercier (Catherine Versen, la comédienne populaire)

. Albert Dupontel (Jean-François Lefort, le pianiste virtuose)

. Laura Morante (Valentine, la femme et manager (agent d'artiste) de Jean-François)

. Claude Brasseur (Jacques Grumberg, le riche homme d'affaires)

. Christopher Thompson (Frédéric Grumberg, le fils de Jacques)

. DANI (Claudie, la concierge)

. Annelise Hesme ((Valérie, la jolie fille qui séduit les Grumberg)

. François Rollin (Marcel, du « Bar des Théâtres »)

. Sydney Pollack (Le réalisateur américain, Brian Sobinski)

. Daniel Benoin (Daniel Bercoff, le directeur)

. Françoise Lépine (Magali Garrel, la collaboratrice de Sobinski pour le casting)

. Michel Vuillermoz (Félix, l'acteur dans la pièce de Feydeau)

. Guillaume Gallienne (Pascal, l'agent de Catherine)

. Christian Hecq (Grégoire, le metteur-en-scène du Feydeau, ex-mari de Catherine)

. Suzanne Flon (La grand-mère de Jessica)

. Julia Molkhou (Margot)

. Simon de Pury (Le commissaire priseur)

. Kaori Tsuji (La journaliste japonaise)

. Laurent Petitgirard (Le chef d'orchestre)

. Sigolène Vinson (La vendeuse Ungaro)

. Marc Rioufol (Claude Mercier)

. Laurent Mouton (Serge)

. Werner Küchler (Werner)

. Michèle Brousse (La dame-pipi)

. Eve Ruggieri (Elle-même)


PHOTOS :


(DANI et Cécile de France)


PRESSE :

         

                                                                                            

Critique lors de la sortie en salle le 15/02/2006

Par Cécile Mury

L'avenue Montaigne, à Paris : ses galeries d'art, ses spectacles, ses boutiques de luxe... Et son café des Théâtres, pivot d'un vaste carrousel de numéros d'acteurs. Au zinc, carrefour des destins, la distribution est aussi chic que les situations sociales de nombreux personnages : Claude Brasseur, en collectionneur d'art, Valérie Lemercier, en vedette de la télé, Albert Dupontel, en pianiste virtuose, et même le réalisateur américain Sydney Pollack himself en... réalisateur américain. Tout ce petit monde, ou presque, a son vague à l'âme et son stock d'aphorismes percutants. Ainsi Brasseur, qui revend l'oeuvre de toute une vie, répète encore et encore : « J'ai commencé chauffeur de taxi, je ne veux pas finir gardien de musée. » Chassé-croisé existentiel et affectif, la comédie ressemble un peu à l'une ces jolies formules qui la jalonnent et la parasitent : bien tournée mais factice. Dans le genre film choral, Danièle Thompson avait déjà fait mieux avec La Bûche, chronique familiale aux alentours de Noël : plus drôle, plus amer, plus subtil. Ici, sous les yeux perpétuellement émerveillés de Jessica (Cécile de France), serveuse toute fraîche, voire un brin nunuche, la sarabande s'enlise dans les lieux communs sur la vie, l'amour, la réussite... A quelques exceptions près : la présence émouvante de Suzanne Flon, peu de temps avant sa disparition et, surtout, Valérie Lemercier. En actrice de soap, pardon de série « prestigiousse », rêvant d'un grand rôle intello, comme elle le bafouille à Sydney Pollack, elle étincelle de fantaisie et de charme. Véritable film dans le film, le spectacle de ses mésaventures hilarantes, de ses bourdes, de ses envolées concentre le peps et l'invention qui manquent ailleurs. Elle semble avoir tout particulièrement inspiré la réalisatrice. Dès qu'elles décideront de retravailler ensemble, on réserve illico un « fauteuil d'orchestre ».

Cécile Mury



FAUTEUILS D’ORCHESTRE


Gloubi-boulga indigeste autour de trois univers artistiques différents : le théâtre, la musique et les beaux-arts.
Le troisième film réalisé par Danièle Thompson, après La Bûche et Décalage horaire, se déroule presque intégralement avenue Montaigne, à Paris, entre le Théâtre des Champs-Elysées, le Studio des Champs-Elysées (salle de concert), la salle des ventes, le café des Deux Théâtres, l’hôtel Plazza et la place de l’Alma. C’est sur cette avenue, l’une des plus chic du monde, que Danièle Thompson tente de faire se frotter, par l’intermédiaire de personnages qui les incarnent, trois univers artistiques différents : le théâtre, la musique, les beaux-arts. Valérie Lemercier sera la grande actrice capricieuse, Dupontel le grand pianiste qui ne supporte plus la raideur de la musique classique, Claude Brasseur le collectionneur d’art qui veut vendre sa collection avant de mourir. Hélas, tous ces frottements ne produisent guère d’étincelles. Le scénario accumule les invraisemblances, les maladresses, les poncifs, une vision du monde qui craint, toute une idéologie de parvenu encore plus bête que rance. Or c’est de cet échec, et de l’impossible homogénéisation de tous les éléments disparates réunis, que naît paradoxalement le petit charme triste du film : Fauteuil d’orchestre est un tutti frutti à l’ancienne (l’action pourrait se dérouler à n’importe quelle époque), un mélange aigre-doux intemporel, un salé-sucré hors du monde, un sac de torchons d’hier et de serviettes d’aujourd’hui. Et aussi un cinéma d’acteurs, avec tout son folklore frânçais : Valérie Lemercier, à donf les manettes ; Cécile de France, si épatante et drôle dans son éternel rôle d’oisillon tombé du nid ; et puis François Rollin ­ pardon, professeur Rollin ­, notre Saturnin Fabre, notre Jean Tissier, notre Pauline Carton, et enfin Dani, dans un rôle à la con (la concierge du théâtre qui vit par procuration et qui va prendre sa retraite), qui tire son personnage du mauvais pathos où on voulait la fourrer.

Fauteuils d'orchestre